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Pollution des eaux

jeudi 25 mars 2010

La pollution des eaux est un problème majeur de l’environnement. Et ne croyez pas que tout ce qui va dans les égouts est traité par les stations d’épurations !

Voici un article extrait du journal La Croix qui rend compte des travaux du Cemagref, l’institut de recherche en sciences et technologies de l’environnement, l’université de Bordeaux 1 et Suez Environnement, beaucoup de travail reste à faire pour préserver la qualité des eaux !

Géofan


Un quart des polluants échappe aux stations d’épuration

par Marie VERDIER

Suez Environnement et le Cemagref ont présenté jeudi 21 janvier le bilan du programme de recherche Amperes sur la pollution des eaux

Détergents, solvants, pesticides, nitrates, médicaments, etc. Tous ces polluants échouent à des degrés divers dans l’environnement. Les stations d’épuration arrêtent toutefois 85 % des 33 polluants jugés prioritaires par la directive-cadre sur l’eau, qui impose la réduction ou la disparition de ces substances dans les milieux aquatiques en 2015.

Tel est l’un des enseignements du vaste programme de recherche Amperes – analyse des micropolluants prioritaires et émergents dans les rejets de station d’épuration et les eaux superficielles – mené depuis trois ans par le Cemagref, l’institut de recherche en sciences et technologies de l’environnement, l’université de Bordeaux 1 et Suez Environnement. « C’est une bonne nouvelle, puisque ces stations n’étaient pas conçues pour l’élimination des micropolluants », se réjouit Marina Coquery, directrice de recherche au Cemagref et coordinatrice d’Amperes.

Voilà pour le verre à moitié plein. Mais il est aussi à moitié vide. Ainsi, l’étude de 100 composés recherchés dans 2 000 échantillons d’eaux usées, prélevés dans 21 stations d’épuration, montre que nombre de substances polluantes échappent aux mailles des filets. Soit parce qu’elles résistent aux types de traitements classiquement mis en œuvre ; soit parce qu’elles sont présentes en si grandes quantités que les 17 700 stations d’épuration de la France métropolitaine ne peuvent en éliminer qu’une partie.

L’impact de certains polluants est totalement inconnu
Dans le camp de ces réfractaires, on trouve aussi bien des herbicides comme le diuron ou le glyphosate que des résidus médicamenteux tels des antidépresseurs ou le carbamazépine (NDLR : servant dans le traitement de l’épilepsie ou de troubles psychiatriques). Or ces micropolluants dits « émergents » ne sont pas réglementés. « Les médicaments ne sont pas considérés comme des produits nocifs », explique Diane d’Arras, directrice de la recherche de Suez Environnement.

Au total, 25 % des substances détectées ne sont pas éliminées dans les stations d’épuration – et en conséquence, se retrouvent dans les eaux des rivières – et 50 % ne le sont que partiellement. Parmi celles-ci, on trouve, pêle-mêle, solvants, plastifiants, détergents, pesticides ou aspirine, l’impact de certains de ces polluants étant totalement inconnu.

« En France, tout reste à faire »
« Il est nécessaire de développer des recherches sur l’écotoxicité de certaines molécules, notamment le glyphosate et son produit de dégradation, très présents dans les eaux, mais aussi de composés pharmaceutiques comme la famille d’une dizaine de produits bêtabloquants (utilisés en cardiologie), reconnaît Marina Coquery.

Certains pays commencent à développer la “green pharmacie”, qui privilégie les médicaments les moins écotoxiques, les plus dégradables. En France, tout reste à faire. » Sans compter qu’il faut aussi réduire à la source les usages de pesticides, détergents et autres médicaments, et améliorer les techniques de traitement des polluants, ce à quoi entend s’employer la suite du programme de recherche Amperes

Retrouvez cet article dans le journal La Croix

(les liens sont de Géofan)

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