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TS ch2 La lignée humaine

 

ch2 La lignée humaine
 
I- La place de l’homme dans le règne animal
 
1- Caractères partagés avec les êtres vivants
 
-L’homme est un eucaryote.
Il est constitué de cellules avec un noyau ; Il partage cette caractéristique avec tous les êtres vivants excepté les bactéries.
Les plus anciens fossiles d’eucaryotes auraient 1,2 milliard d’années.
 
-L’homme est un vertébré.
Il possède un axe rigide dorsal segmenté. L’ancêtre commun aux vertébrés daterait d’environ 500 millions d’années.
 
-L’homme est un tétrapode.
Ce groupe est caractérisé par la présence de membres pairs locomoteurs, munis de doigts issus des nageoires.
Les premiers tétrapodes amorcent la conquête de la terre ferme (amphibiens). L’ancêtre commun daterait d’environ 390 millions d’années (dévonien).
 
-L’homme est un amniote.
Chez les amniotes, l’embryon se développe à l’intérieur d’une poche remplie d’eau : l’amnios. Ces êtres vivants ne sont plus obligés de revenir dans l’eau pour se reproduire. L’ancêtre commun daterait de 340 millions d’années (carbonifère).
 
-L’homme est un mammifère. Les mammifères sont des vertébrés, vivipares, à poils, à mamelles, à sang chaud (homéothermes). L’ancêtre commun daterait de 220 millions d’années(trias).
 
2- Caractères partagés avec les primates
 
Doc B2 p 39
 
-Chez les primates, le pouce est opposable au reste des doigts.
-Les doigts et les orteils portent des ongles plats.
-Les orbites situées vers l’avant autorisent une vision binoculaire.
Le cerveau possède un cortex très développé. Le plus ancien fossile de primate daterait de 65 millions d’années.
 
-L’homme est un hominoïde (pas de queue, vertèbres soudées en un coccyx). Groupe des grands singes (Gibbons, orangs outans, gorilles et chimpanzés) et des hommes. Plus ancien fossile : -23 millions d’années.
 
-L’homme est un hominidé (gorilles, chimpanzés et hommes). Plus ancien fossile : -10 millions d’années.
 
-L’homme est un homininé (groupe correspondant à la lignée humaine). Ce groupe comprend les australopithèques (fossiles) et les hommes. Plus ancien fossile : -7 millions d’années.
 
L’homme partage un ancêtre commun récent avec le chimpanzé et le gorille. Cet ancêtre n’est ni un chimpanzé, ni un gorille, ni un homme.
Comparaison de caryotypes docs p 40-41 et poly fig 9 p 5
Comparaison de molécules de l’homme et des grands singes docs p 42-43, poly fig 5 p3 et TP phylogène.
 
II-Critères d’appartenance à la lignée humaine
 
Comparaison anatomique de l’homme et du chimpanzé doc p 46 et poly p 6
 
La lignée humaine (homininés),qui conduit à l’homme moderne, se distingue de celle du chimpanzé (paninés).
 
Les critères d’appartenance à la "lignée humaine" sont :
-Les caractères liés à la station bipède
* trou occipital centré sous la calotte crânienne (en arrière chez les paninés)
*colonne vertébrale en "S" (une seule courbure chez les paninés)
*bassin élargi et court (long et étroit chez les paninés)
 
-Ledéveloppement du volume crânien : 1400cm3 contre 400cm3 pour le chimpanzé
 
-La régression de la face (museau pour le chimpanzé)
*arcade dentaire parabolique, en V (en U chez le chimpanzé)
 
-Les traces fossiles d’une activité culturelle
 
Bilan
 
On admet que tout fossile présentant au moins un de ces caractères dérivés appartient à la lignée humaine.
 
Quelle est l’origine de l’homme moderne ?
Comment reconstituer sa lignée ?
 
 
 
III- Caractère buissonnant de la lignée humaine
 
On appelle lignée humaine, l’histoire évolutive des homininés vers l’homme moderne. La lignée humaine est représentée actuellement par une seule espèce : Homo sapiens.
 
Plusieurs espèces de la lignée humaine ont vécu entre –6 millions d’années et – 100.000ans (époque où apparaissent les Homo sapiens). Elles appartiennent au genres Australopithèque et Homo, elles ont coexisté. L’arbre phylogénétique de la lignée humaine serait buissonnant.
Les Australopithèques possèdent des caractères dérivés en rapport avec la bipédie. Les espèces du genre Homo présentent un développement du volume crânien, une réduction de la face et des traces d’activités culturelles (même réduites).
 
N.B. En paléontologie, classer un fossile dans une espèce particulière est toujours délicat, car l’espèce ne peut pas être soumise au critère d’interfécondité.
Nos connaissances sur la lignée humaine sont fragmentaires, elles dépendent des aléas des fouilles et de la conservation des vestiges.
Aucune espèce fossile ne peut être prise arbitrairement pour un ancêtre direct d’une autre espèce.
 
Australopithèques  :-4 à –1,2 millions d’années*
Comprennent plusieurs espèces principalement découvertes dans la vallée du rift Est africain (Lucy). Leur squelette (bassin élargi) est adapté à une démarche bipède imparfaite. Les traces de pas fossiles de Laetoli en Tanzanie attestent de la bipédie.
Volume crânien d’environ 400cm3.
Aucune trace fossile d’activité culturelle.
 
Homo habilis : -2,5 à -1,2millions d’années*
Exclusivement africains, de petite taille (1m20).
Régime alimentaire : charognard.
Volume crânien d’environ 650 cm3.
Traces fossiles d’activité culturelle : galets aménagés (choppers).
 
Homo erectus : -1,8 millions d’années à –120.000 ans*
Homme droit, de grande taille (adolescent de Turkana, Afrique).
Volume crânien d’environ 1000 cm3.
1er Homininé à quitter l’Afrique, des fossiles ont été découverts dans diverses régions du monde :
Homme de Pékin (Chine) : –1,7 millions d’années
Homme de Java : –1,7 millions d’années
Homme de Tautavel (France) : -450.000 ans
Traces fossiles d’activité culturelle : bifaces, maîtrise du feu, 1ers campements.
 
Homme de Néandertal : -200.000 à –30.000 ans*
Europe et Asie
Volume crânien très important : environ 1600 cm3, face réduite.
Traces fossiles d’activité culturelle : pointes et racloirs, sépultures, sens du sacré.
Il a coexisté avec l’homme moderne.
 
IV Vers les hommes modernes
Homo sapiens : -200.000 ou –100.000 ans à l’actuel*
Cro–Magnon : Dordogne
Volume crânien d’environ 1400 cm3.
Traces fossiles d’activité culturelle : outils variés, sépultures, art…
Toutes les populations humaines partagent les mêmes allèles avec une fréquence variable. C’est en Afrique que la diversité d’allèles est maximum. Ainsi tous les hommes seraient issus d’une population ancestrale originaire d’Afrique.
 
*données indicatives révisables

 

 

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