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TS Ch 2 - Motricité et plasticité cérébrale

  • Comment les mouvements sont-ils commandés ?
  • Comment le cerveau récupère-t-il ses fonctions après un AVC ?
  • Quel est le rôle de l’apprentissage dans le développement cérébral ?

La commande des mouvements volontaires est un autre exemple de communication nerveuse : elle met cette fois-ci en jeu les structures cérébrales.

I- Aires cérébrales et voies nerveuses de la motricité volontaire

Il existe, dans chaque hémisphère cérébral, des territoires du cortex associés à la commande des mouvements volontaires : ce sont les aires motrices.
L’importance du territoire de l’aire motrice associé à chacune des différentes régions du corps est en relation avec les capacités de mouvements de la partie du corps concernée.
Les messages nerveux, qui partent des aires motrices, cheminent par des faisceaux de neurones qui se croisent avant de se connecter aux motoneurones de la moelle épinière. Ainsi, chaque aire motrice commande les mouvements de la moitié opposée du corps.

II- Lésions nerveuses et dysfonctionnements musculaires

Certaines lésions du système nerveux central peuvent se traduire par des paralysies : c’est
souvent le cas à la suite d’un accident vasculaire cérébral qui peut affecter une partie d’une aire motrice.
D’autres paralysies, notamment des membres inférieurs, résultent de lésions de la moelle épinière (chocs, accidents, etc.).

III- L’intégration des messages nerveux

Il existe des synapses excitatrices, qui ont tendance à faire naître un message nerveux et des synapses inhibitrices, qui s’opposent à la genèse d’un message nerveux. C’est la nature, du neurotransmetteur libéré qui détermine la nature de la synapse.
À tout moment, le corps cellulaire du motoneurone reçoit, par diverses connexions synaptiques, de multiples informations qu’il intègre sous la forme d’un message moteur unique.

IV- La plasticité cérébrale

Il existe des variations interindividuelles des cartes motrices. Ces différences s’acquièrent au cours du développement, sous l’effet de l’apprentissage et de l’entraînement. Loin d’être figé, le fonctionnement cérébral fait preuve au contraire d’une remarquable plasticité.
Cette plasticité cérébrale explique les capacités de récupération du cerveau après la perte accidentelle du fonctionnement d’une partie du cortex moteur. Des remaniements du fonctionnement cérébral, favorisés par une rééducation, permettent de suppléer au territoire déficient.

Bilan

L’exploration du cortex cérébral permet de découvrir les aires motrices spécialisées à l’origine des mouvements volontaires. Les messages nerveux moteurs qui partent du cerveau cheminent par des faisceaux de neurones qui descendent dans la moelle jusqu’aux motoneurones. C’est ce qui explique les effets paralysants des lésions médullaires.
Le corps cellulaire du motoneurone reçoit des informations diverses qu’il intègre sous la forme d’un message moteur unique et chaque fibre musculaire reçoit le message d’un seul motoneurone.

La comparaison des cartes motrices de plusieurs individus montre des différences importantes. Loin d’être innées, ces différences s’acquièrent au cours du développement, de l’apprentissage des gestes et de l’entraînement.
Cette plasticité cérébrale explique aussi les capacités de récupération du cerveau après la perte de fonction accidentelle d’une petite partie du cortex moteur. Les capacités de remaniements se réduisent tout au long de la vie, de même que le nombre de cellules nerveuses. C’est donc un capital à préserver et entretenir.

Mots clés

Aire motrice
AVC
Synapse
Plasticité cérébrale

Le Cerveau (C’est pas sorcier)

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